Présentielle, un modèle par accord
L'exportateur doit savoir lequel lui correspond, et se tromper coûte la préférence. Sur 82 administrations douanières, 33 le délivrent uniquement sur papier.
Le certificat d'origine détermine si une exportation acquitte le droit NPF ou le droit préférentiel. Dans une grande partie du monde, il est encore délivré sur papier. La CNUCED accompagne les pays qui veulent le délivrer en ligne, sur une plateforme que l'équipe locale exploite sans écrire de code.
Le numériser, ce n'est pas scanner un formulaire. C'est que le système détermine l'accord applicable et délivre le modèle qui correspond, signé et vérifiable en ligne.
Le certificat d'origine atteste où une marchandise a été produite. Avec lui, l'exportateur accède à la préférence négociée par son pays ; sans lui, il acquitte le droit NPF.
L'exportateur doit savoir lequel lui correspond, et se tromper coûte la préférence. Sur 82 administrations douanières, 33 le délivrent uniquement sur papier.
Quand la douane du pays importateur ne parvient pas à la confirmer, la préférence se discute à la frontière.
Le pays ne peut savoir ni ce qu'il exporte, ni sous quel accord, ni quelle part de la préférence négociée est utilisée.
L'exportateur déclare ce qu'il exporte et vers où ; le système récupère ce que l'État détient déjà, détermine l'accord applicable et délivre le certificat correspondant. Les écrans sont une reconstitution : la logique et les champs, pas le portail d'un pays.
La coopération ne s'achève pas avec un système allumé, mais quand l'autorité de délivrance exploite le service par elle-même.
Aucun n'est un modèle unique : chaque solution s'est adaptée à son cadre normatif. Ce qui se répète, ce n'est pas la technologie, c'est la séquence.
| Où | Ce qui est en exploitation | Depuis | Source |
|---|---|---|---|
| ASEAN | Les dix États membres échangent le certificat par le guichet unique régional. | 2019 | ASEAN Single Window |
| Singapour | Approuvé dans le guichet unique et transmis en temps réel à la douane du pays partenaire. | — | Networked Trade Platform |
| Chine · Corée · Inde | Les données du certificat parviennent à la douane importatrice au moment de la délivrance. | 2023 | Inde–Corée, EODES |
| Amérique latine · ALADI | L'Argentine n'échange que des certificats numériques avec le Brésil et l'Uruguay ; la Colombie délivre presque tout en numérique. | 2025 | Rapport ALADI, déc. 2025 |
| Union européenne | L'exportateur enregistré s'autocertifie : la confiance passe du sceau au registre. | 2017 | Système REX |
| Türkiye | Préparés par l'entreprise, approuvés par la chambre et contrôlés par la douane, en ligne. | 2017 | MEDOS, TOBB |
| Jamaïque | L'autorité de délivrance a cessé d'accepter les demandes manuelles. | 2021 | Ministère de l'Industrie, de l'Investissement et du Commerce |
| Réseau mondial des chambres | Vérification en ligne sur 800 chambres accréditées dans 40 pays. | — | Chambre de commerce internationale |
Le service se conçoit sur des instruments que le pays a déjà souscrits ou qui sont déjà la référence de sa douane.
Exige d'administrer les règles d'origine de manière cohérente et impartiale, et de les publier.
Voir le texte →L'article 10.2 engage à accepter les copies électroniques ; le 10.4, à établir un guichet unique.
Voir l'article 10 →La première norme pour échanger des données d'origine entre l'autorité de délivrance et la douane importatrice.
Voir le cadre →Le seul texte multilatéral sur la preuve documentaire de l'origine.
Voir l'annexe K →L'information se présente une seule fois, en un point d'entrée unique.
Voir la Recommandation 33 →Le code de vérification suit l'ISO/IEC 18004 ; l'authenticité, la signature électronique reconnue par la loi nationale.
Voir la norme →Ce n'est pas une promesse contractuelle : c'est l'ordre dans lequel les choses fonctionnent.
Rien de cette liste ne vient de la CNUCED. Si un élément manque, il se travaille en phase 1 ; s'il n'existe pas, mieux vaut le savoir avant de signer.
Celle qui détient aujourd'hui la faculté légale de certifier l'origine des marchandises.
Une autorité qui soutient le projet et un financement identifié ou à explorer.
Que la loi et le régime de l'accord reconnaissent le document et la signature électroniques.
Dans l'état où elle se trouve : elle relie la marchandise à sa règle d'origine.
Même sous forme de tableur. Sans registre, pas de vérification.
Avec quels pays, quel modèle et quelles règles. La réunir est souvent le premier travail utile.
Deux ou trois personnes qui exploiteront le service une fois la coopération terminée.
Dès le premier jour : elle consomme le certificat et négociera l'échange avec d'autres douanes.
Il ne faut pas une décision de gouvernement pour commencer à discuter. Il faut une demi-heure.
Une demi-heure avec l'autorité de délivrance pour voir si la démarche s'y prête. Sans engagement.
Avec l'autorité de délivrance et la douane : quels accords s'appliquent, ce qui existe et ce qui manque. Il en sort un périmètre réel.
Périmètre, délais et budget par écrit, sous réserve des mandats et des ressources disponibles.
Écrire n'engage à rien. Cette page est une base de discussion et une invitation à manifester un intérêt.